JEAN-PHILIPPE PERRAS, comédien

Jean-Philippe, c’est le petit garçon qui rêve.

C’est celui qui, tout jeune, avait dit à sa mère qu’il allait jouer pour l’équipe canadienne masculine de soccer. Il a partagé son enfance entre jouer avec ses amis et les différents terrains de soccer du Québec. Jean-Philippe, c’est les maux de ventre qui commencent les jours d’exposés oraux ou de matchs, mais c’est aussi l’excitation du vendredi matin lorsqu’une sortie familiale au restaurant est prévue – la plupart du temps au buffet chinois du coinC’est des heures et des heures à jouer au soccer, au baseball, au hockey et au basket-ball dans la cour, seul, à commenter le grand « 7e match » qu’il s’invente. C’est une enfance comme tant d’autresdans la belle petite ville de Granby, où il grandit aux côtés de ses généreux parents et de son idole de grand-frère.

Au secondaire, 
il délaisse un peu le sport lorsqu’il découvre l’improvisation. C’est là qu’il rencontre de nouvelles personnes et de nouveaux champs d’intérêts qui le stimulent différemment. C’est toutefois au Cégep de Granby en Arts et Lettres qu’il aura son premier vrai contact avec le théâtre. Quelques ateliers de jeux, d’écriture et de mise en scène lui permettent de développer une nouvelle passion pour cet art et une folle envie de découvrir le monde. À la fin de son programme collégial, il décide donc de s’envoler vers l’Europe pour une période indéterminée: vendanges, voyages, découvertes, lectures, rencontres... c’est tout ce dont il rêvait depuis longtemps! C’est à la fois un appel vers l’inconnu, mais aussi une quête de réponses aux grandes questions existentielles. C’est d’ailleurs lors de ce voyage qu’il s’avoue pour la première fois son souhait devenir acteur. Se l’avouer est une chose, le concrétiser en est une autre...

Six mois plus tard, l’heure est au retour pour Jean-Philippe. Dans l’impossibilité de retourner vivre chez ses parents, il quitte le nid familial (il était temps!) pour aboutir dans la grande ville de Montréal. Trop craintif face à son rêve de devenir acteur, il fait un long détour de deux ans et demi en « Animation et recherches culturelles » à l’UQAM. Il y fait plusieurs rencontrent marquantes et se replonge dans l’improvisation. C’est dans la ligue du programme qu’il fait la rencontre de Marie-Pierre Tremblay, une personne exceptionnelle, qui deviendra une amie chère et son agente. 

C’est aussi en suivant les encouragements d’une amie, Ansia Wilscam, que Jean-Philippe se décide enfin à affronter ses peurs et à passer les auditions pour entrer dans les écoles de théâtre. L’année suivante, il entame sa formation de quatre ans à l’École nationale de théâtre du Canada (ENT). Il retrouve aussi ses fameux maux de ventres du primaireMAIS CE NE SERA QUE DU PLAISIR! Il y passera possiblement les quatre plus belles années de sa vie, entouré de collègues, d’enseignantexceptionnels et d’amis, dont Adrien Bletton, avec qui il formera le duo Gustafson. Fort d’une promesse qui les soudera à jamais (Adrien qui lui dit: « Toi et moi, on va faire de grandes choses ensemble! »), les deux acolytes se surpassent depuis maintenant 10 ans pour offrir un produit singulier qui élève la conscience et les cœurs.

Enfin, Jean-Philippe aura rapidement la chance de se « faire la patte » en sortant de l’école puisqu’il décrochera un rôle dans la télésérie 30 vies. La suite professionnelle n’est que du bonheur: des projets de théâtre et des rôles aux petits comme aux grands écrans qui lui permettent d’apprendre, de s’améliorer et de se découvrir à tous les jours. 

Il nous assure que les maux de ventre sont toujours présents, mais qu’ils sont maintenant dûs à l’excitation de découvrir ce que lui réserve l’avenir.

Crédit photos : Robitaille Photo